Équipe de la chaire

Titulaire

THIBAULT MARTIN (UQO)s200_thibault.martin

PhD Sociologie

Bref Curriculum Vitae  / Academia  / Publications / thibault.martin@uqo.ca

Thibault MARTIN détient un doctorat en sociologie de l’Université Laval (2001) pour lequel il a obtenu le Prix d’Excellence de la Faculté des sciences sociales (meilleure thèse de doctorat). Il est l’auteur de plusieurs articles et de plusieurs ouvrages sur les questions autochtones dont De la banquise au congélateur : mondialisation et culture au Nunavik (2003, UNESCO et Presses de l’Université Laval) primé par l’Association internationale des sociologues de langue française. Après avoir enseigné la sociologie des questions autochtones à l’Université de Winnipeg, il est aujourd’hui professeur de sociologie au Département des sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais.

ProfesseurE InvitéE

HELGA E. BORIES-SAWALA (Université de Brême)bories-sawala

PhD histoire contemporaine

Curriculum Vitae / Publications / Site Web / Courriel

La Chaire a invité la professeure Helga Elisabeth Bories-Sawala, une des plus grands spécialistes allemands des études francophones, québécoises et canadiennes. Grâce à la Bourse John-G.-Diefenbaker du Conseil des arts du Canada 2014, madame Bories-Sawala travaillera pendant l’année 2014-2015 avec le professeur Thibault Martin, pour étudier la place des peuples autochtones au sein des institutions de la mémoire : muséologie, éducation, arts, représentation visuelle et médiatique. Ses recherches promettent d’offrir un point de vue international qui sera utile aux enseignants, aux étudiants et aux chercheurs du Québec, du Canada et de l’Allemagne. Elle est la fondatrice et la codirectrice de l’Institut brêmois d’études canadiennes et québécoises à l’Université de Brême, qui a récemment été classé parmi les dix meilleures institutions de l’Allemagne pour l’excellence de son champ de recherche.

La professeure Bories-Sawala fera des recherches conjointement avec le professeur Thibault Martin sur la place allouée dans l’enseignement de l’histoire au Québec tant en ce qui concerne l’aspect quantitatif que qualitatif. Ses travaux s’intéresseront aux perceptions du « nous » et du « eux » chez les jeunes Québécois et à la situation complexe de l’histoire nationale du Québec qui oppose, traditionnellement et toujours, ses points de vue à la perspective canadienne, mais qui se situe, vis-à-vis des Premières Nations, tout comme le Canada, dans le camp des anciens colonisateurs euro-américains, malgré ses rapports historiques particuliers avec les Autochtones.

La Bourse John-G.-Diefenbaker (d’une valeur de 95 000 $) est accordée chaque année et permet à un distingué chercheur allemand de séjourner au Canada pendant une période maximale de 12 mois. Le but est d’encourager l’échange de connaissances entre les chercheurs en visite et l’Université qui les accueille.

ProfesseurEs associéEs

DIMITRI DELLA FAILLE  (UQO)Dimitri_della_faille_portrait_2014

PhD Sociologie

Bref Curriculum VitaePublications / Site Web / dimitri.dellafaille@uqo.ca

Dimitri DELLA FAILLE détient un doctorat en sociologie de l’Université du Québec à Montréal (2007) est professeur régulier en développement international au Département des sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais depuis 2009. En tant que chercheur et enseignant, il se consacre particulièrement à l’étude des liens entre les théories des problèmes sociaux, de la déviance et du contrôle social avec les dynamiques et la géopolitique internationales. Ses recherches actuelles visent à comprendre les mécanismes de la construction de la notion de sous-développement par les sciences sociales et les discours experts. À partir d’une analyse critique radicale,  il analyse les débats experts à propos des problèmes socio-économiques contemporains et en particulier les débats à propos des inégalités sociales et de la mise en place de politiques internationales. Il analyse également la relation établie entre les institutions multilatérales et les pays dits sous-développés à partir de la production des indicateurs et statistiques sociales. Il tâche de contribuer à la compréhension de la transformation de certains processus et phénomènes sociaux en problèmes. Il a aussi un intérêt pour les méthodologies de recherche, et en particulier, pour les méthodologies qualitatives, l’analyse du discours et l’ethnographie. Il est attaché à un enseignement systématique, critique et comparatif.


CHRISTIANE GUAY (UQO)Photo Christiane Guay couleur

PhD Sciences sociales appliquées

Bref Curriculum Vitae / Publications / Site Web / christiane.guay@uqo.ca

Christiane Guay est travailleuse sociale et titulaire d’un doctorat en sciences sociales appliquées. Elle possède une expérience de plus d’une vingtaine d’années dans le domaine de l’intervention sociale, de la supervision clinique, du développement de programmes et de la gestion des services sociaux. Elle est actuellement professeure agrégée au département de travail social de l’Université du Québec en Outaouais. Ses travaux de recherche actuels portent sur la gouvernance autochtone des services sociaux ainsi que sur la valorisation des pratiques culturelles innues, notamment les pratiques éducatives et de protection des enfants, d’adoption coutumière et guérison sur le territoire. Elle s’intéresse également au renouvèlement des pratiques d’intervention sociale en contexte de diversité culturelle et plus spécifiquement sur la reconnaissance des savoirs autochtones en travail social. À cet égard, elle a également un intérêt pour la méthodologie de la recherche en contexte autochtone et en particulier les questions reliées à l’éthique et l’épistémologie.

 


ChercheurEs associéEs

JORGE LEGOAS PhD Anthropologie (Université Laval)Photo Jorge

Jorge LEGOAS est boursier postdoctoral du Fonds de recherche du Québec – Société et culture, à l’Université McGill. Avant son doctorat à Québec, il a poursuivi des études à Lima et à Genève. Il a notamment été Wadsworth fellow de la Wenner-Gren Foundation for Anthropological Research (NewYork). Ses travaux de recherche portent principalement sur le développement rural, la rationalité de l’agriculture andine, et la citoyenneté en milieu autochtone. Sur le plan pratique, il a été consultant en planification du développement rural et a dirigé deux ONG au Pérou.

Curriculum Vitae / Academia /  jorge.legoas@gmail.com

Boursier: FQRSC.


Post-doctorantEs

BRIEG CAPITAINE

PhD Sociologie (École des hautes études en sciences sociales)

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Directeur: Thibault Martin, Université du Québec en Outaouais.

Bref Curriculum Vitae / Publications / Site Webbrieg.capitaine@gmail.com

Boursier: CRCGAT, CRSH.

Brieg CAPITAINE est boursier postdoctoral du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada au département d’anthropologie de l’Université McGill. Sa thèse de doctorat soutenue au CADIS sous la direction de Michel Wieviorka, et basée sur une ethnographie de deux communautés autochtones au Canada, portait sur les processus de subjectivation et de désubjectivation à l’œuvre dans des espaces de ségrégation. Il a mené avec Thibault Martin une recherche en tant que postdoctorant sur le rôle des anciens combattants dans la structuration du mouvement autochtone de 2012 à 2013. Son projet de recherche actuel porte sur le lien entre trauma culturel et identité collective et repose sur une vaste enquête qualitative sur la Commission de vérité et réconciliation du Canada sur les pensionnats indiens. Cette recherche basée sur une observation des différents évènements, une enquête de terrain et une analyse de discours produits par les médias vise à mieux comprendre la nature, les modalités d’enracinement de cette mémoire traumatique et le rôle de celle-ci dans le processus de construction d’une nouvelle identité collective.


DiplôméEs

KATIA LIÉNAFA

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Ph.D. Sciences sociales appliquées (UQO, 2013)

Titre de la thèse: Territoire et action historique. Les répercussions du projet hydroélectrique Churchill River Diversion sur la communauté de South Indian Lake (Manitoba)

Directeur: Thibault Martin, Université du Québec en Outaouais.

Curriculum Vitae / Publications / Site Web / kiskat@live.ca

Katia LIÉNAFA détient un doctorat en Sciences Sociales appliquées de l’Université du Québec en Outaouais (2013). Dans le cadre de sa thèse de doctorat, elle a étudié la reconstruction d’une communauté crie du Manitoba à la suite de méga-projets industriels. Elle s’est intéressée aux différentes stratégies développées par les groupes et nations pour regagner le contrôle de leur destinée.

Originaire de la Guyane française, elle s’y est installée depuis 4 ans. Elle collabore actuellement avec le Conseil Régional de la Guyane, à l’élaboration d’un projet de recherche sur les chefs coutumiers et les populations autochtones de Guyane. Ce projet doit permettre une meilleure compréhension des Autochtones, de leur expérience, de leur positionnement face à l’État, à la population guyanaise, leurs perceptions d’eux-mêmes et de leurs communautés. Ce projet de recherche doit surtout permettre d’améliorer les programmes mis en place par les pouvoirs publics afin qu’ils répondent davantage aux besoins et aux attentes des populations autochtones de Guyane.

Elle est également membre associée du CRILLASH (Centre de Recherches Interdisciplinaires en Lettres Langues Arts et Sciences Humaines) à l’Université Antilles-Guyane.


AMÉLIE GIRARD

MA en développement régional (UQO, 2011)

Titre du mémoire: La forêt plurielle des Pekuakamiulnuatsh. Hétérogénéité des enjeux et processus d’autodétermination de la communauté de Mashteuiatsh.

Directeur: Thibault Martin

Le mémoire d’Amélie Girard aborde la présence centrale du milieu forestier dans le processus d’autodétermination de la communauté de Mashteuiash. Depuis plusieurs décennies, les Pekuakamiulnuatsh ont entrepris différentes démarches pour reprendre une partie du contrôle de la gouvernance du milieu forestier, à la fois parce que celui-ci constitue la base historique de leur développement socioéconomique et parce qu’il est le « creuset » de leur culture, et le lieu propice à la transmission des savoirs. Cet investissement dans le territoire témoigne à la fois du profond ancrage identitaire des Pekuakamiulnuatshd ans le territoire et dans ses ressources ainsi que leur détermination à s’engager dans le développement durable et équilibré de leur société. Les lois, les juridictions et les politiques mises en places par les différentes échelles de gouvernance de la forêt définissent « l’espace légal » au sein duquel les sociétés autochtones peuvent s’affirmer. Néanmoins, plusieurs Pekuakamiulnuatsh adoptent des stratégies de développement économique ou de partenariat avec les acteurs forestiers allochtones qui débordent largement ce cadre et attestent de leur volonté de définir leur propre société, non pas en retrait du monde contemporain, mais en interaction réflexive avec le reste de la société canadienne. La compréhension théorique de l’auteur des dynamiques à l’oeuvre au sein des communautés autochtones part donc du postulat que les Premières Nations ne sont pas seulement victimes de l’histoire, mais produisent leur propre historicité en fonction des valeurs et de leur attachement au territoire et à ses ressources tant économiques que sociales (guérison, savoir, spiritualité, etc.).


BRUCE KELLY

MA en développement régional (UQO, 2012)

Titre du mémoire: Art et identité : expressions franco-manitobaines.

Directeur: Thibault Martin

Informations à venir.


STEFAN WODICKA
MA en développement régional (UQO, 2013)

Titre du mémoire: Incidences des ententes modernes sur le bien-être des collectivités autochtones. Le cas de la Convention de la Baie James et du Nord québécois et du Manitoba Northern Flood Agreement.

DirecteurEs: Thibault Martin et Anyck Dauphin.

Information à venir.


DOMINIQUE MARCHESSAULT

MA en développement régional (UQO, 2014)

Titre du Mémoire: Évolutions des coopératives inuits du Nouveaux-Québec et nouvelles générations : Perspectives et défis.

Directeur: Thibault Martin

Le mémoire de Dominique MARCHESSAULT explore les effets du renouvellement des membres des organisations coopératives inutiles du Nunavik sur leur dynamisme et leur vigueur. Il établit tout d’abord les liens théoriques entre les concepts d’économie sociale (coopérative, plus particulièrement), d’action collective, de mouvement social et de renouvellement des générations. Il tente ensuite de faire la lumière sur ces interactions par l’entremise d’une enquête de terrain réalisé en avril 2011 dans deux communautés inutiles du Nunavik, Quaqtaq et Puvirnituq. Cette étude de cas inductive et exploratoire a été effectuée grâce à la réalisation de quinze entretiens semi-dirigés avec des membres, employés et gestionnaires des deux coopératives analysées. Il en ressort d’abord que la modification du rapport des Nunavimmiuts à l’économie ainsi que l’évolution des relations entre les générations (deux facteurs externes aux coopératives) constituent une double menace face au dynamisme historique et à la vigueur des coopératives inutiles du Nunavik. De plus, la relative inadéquation de l’éducation coopérative offerte aux nouvelles générations (facteur interne) semble actuellement constituer une faiblesse du mouvement coopératif au Nunavik. En revanche, l’importante institutionnalisation de ce mouvement apparaît comme une force (facteur interne). Ce mémoire se conclut en se demandant si une mobilisation massive des communautés inutiles pouvait permettre de transformer ces défis en opportunités. Il répond à cette question par l’affirmative en soulignant que, pour ce faire, l’éducation coopérative devrait être mieux adaptée aux jeunes générations afin de sensibiliser et encourager à participer au mouvement pour assurer son dynamisme et sa vitalité.


ÉtudiantEs

SUZY BASILEPhoto Suzy Basile-Octobre 2013

Doctorante en Sciences de l’environnement à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Titre de la thèse : E ici miwotatcik Atikamekw Nehirowi iskwewok e mitakaniwonik askiriw acitc e ici aitakoni (Le rôle de la femme Atikamekw dans la gouvernance du territoire et des ressources naturelles). 

Directeurs : Hugo Asselin (UQAT) et Thibault Martin, (UQO).

Thèse réalisée en cotutelle avec l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et l’Université du Québec en Outaouais (UQO).

Boursière : CRCGAT et CRCFA (UQAT).

Curriculum Vitae / Academia / Site Web / Suzy.Basile@uqat.ca

Suzy BASILE est originaire de la communauté Atikamekw de Wemotaci. Elle détient une maîtrise en anthropologie réalisée sur le thème de sur l’entrepreneurship touristique en milieu autochtone. Son cheminement académique l’a amenée à étudier et à travailler au Groenland et au Danemark, entre autres. Elle a travaillé comme chercheuse au Musée canadien des civilisations et à l’Institut national de la recherche scientifique – urbanisation, culture et société. Après avoir participé au comité technique de l’Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador (IDDPNQL) à titre de représentante pour l’Association des Femmes Autochtones du Québec, dont elle a été vice-présidente durant quatre ans, elle a travaillé à titre de chargée de projets, de coordonnatrice, de directrice par intérim et de directrice générale entre janvier 2003 et juillet 2007. Depuis août 2007, elle a occupé le poste d’agente de recherche, puis de chargée de projets de dossiers autochtones au campus de Val-d’Or de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT). Dans le cadre de sa thèse de doctorat, elle s’intéresse au rôle et à la place des femmes autochtones dans la gouvernance du territoire et des ressources naturelles.


GONZALO BUSTAMANTE

Doctorant en Sciences sociales appliquées à l’Université du Québec en Outaouais.
Titre de la thèse : Modernité et industries extractives : la gouvernementalité de l’éthique de la consultation auprès les peuples Autochtones. 

Directeur : Thibault Martin, Université du Québec en Outaouais.

Boursier : BECA (Chile), CRCGAT et CRGRNT (UQO)

Curriculum Vitae / Publications / Site Web / busg03@uqo

Gonzalo BUSTAMENTE étudie la gouvernance de l’extraction de ressources naturelles sur ou près les territoires des nations autochtones. Il s’intéresse plus particulièrement au processus de consultation et d’obtention du consentement préalable, libre et éclairé (CPLE) au Canada et en Amérique Latine. Au cours des dernières décennies, on constate une augmentation des projets d’extraction des ressources naturelles qui s’explique par l’augmentation de la demande pour l’énergie et les minéraux dans les pays émergents. Les Autochtones sont un des groupes les plus affectés par la multiplication de ces projets. En ce qui concerne l’extraction de ressources naturelles sur leurs territoires, la législation internationale reconnait aux peuples autochtones le droit d’être consultés afin d’obtenir leur consentement préalable, libre et éclairé (CPLE). Malgré l’importance en tant qu’outil juridique du CPLE, il existe peu d’études sur son impact sur la gouvernance de l’extraction de ressources.
À partir d’une recherche compréhensive d’étude de cas multiples (au Canada et en Amérique Latine), cette recherche analyse la gouvernementalité de la consultation afin de comprendre dans quelle mesure l’application du CPLE permet aux Autochtones de regagner une partie du contrôle sur leurs territoires.


JULIE BIBAUD

Doctorante en sciences sociales appliquées à l’Université du Québec en Outaouais.

Titre de la thèse : Information à venir.

Directeur : Thibault Martin, Université du Québec en Outaouais.

Boursière : Fonds québécois de recherche sur la société et la culture (FQRSC), Conseil de recherche en sciences humaines (CRSH), Chaire de recherche en gouvernance autochtone du territoire (CRCGAT)

Curriculum Vitae / Publications / Site Web / julie.bibaud@uqo.ca

La recherche doctorale de Julie BIBAUD porte sur la muséologie en milieu autochtone au Canada à travers l’étude des stratégies mobilisées par les professionnels autochtones de ce secteur d’activités pour renouveler leurs pratiques et les ajuster à leurs valeurs, individuelles et collectives. Afin de mieux comprendre ce territoire d’actions, la question suivante est posée : comment les muséologues autochtones définissent-ils, eux-mêmes, les contours de leur pratique ? Par l’analyse de récits de pratique, nous souhaitons ainsi saisir la manière originale par laquelle ces professionnels affirment, au quotidien, une pratique muséologique à leur image et comprendre, plus largement, le rôle qu’ils veulent donner au territoire dans ce processus.
Avec plus de 10 ans d’expérience dans le domaine du patrimoine culturel et une maîtrise en muséologie (UQAM), ses intérêts de recherche portent sur les identités professionnelles, les questions liées à l’épistémologie et la reconnaissance des savoirs des métiers de la culture, la patrimonialisation des territoires ainsi que la participation communautaire dans les projets culturels.


OTILIA DEL CARMEN PUÌGGROSOtilia

Doctorante en Sciences sociales appliquées à l’Université du Québec en Outaouais.

Titre de la thèse : Informations à venir.

Directeur: Thibault Martin

Curriculum Vitae / Publications / Site Web / puio01@uqo.ca

La recherche doctorale de Otilia DEL CARMEN PUÌGGROS vise à jeter un nouvel éclairage sur le processus de gouvernance territoriale mis en place dans le canton de Guamote en Équateur depuis les années 2000. La population de ce canton majoritairement indigène, a été été très affectée par l’oppression coloniale et par la marginalisation de la vague modernisant des années 1980. Les indigènes quechuas ont été les acteurs des fortes mobilisations qui leur ont permis de faire des gains très importantes à plusieurs niveaux, tel que la mise en place du « Parlement Indigène et Populaire » comme nouvelle institution du système de gouvernance territoriale. Ce parlement fut longtemps considéré comme un modèle innovateur. Cela dit, notre recherche indique que ce modèle semble avoir perdu de la vitesse. Pour l’instant aucune étude sociologique n’a pas été effectuée pour sonder cette situation et la perception qui en ont les acteurs autochtones. L’objectif de notre thèse est de combler cette lacune en utilisant la théorie actionnaliste de l’Action historique développée par Thibault Martin.

Avec plus de 20 ans d’expérience dans le domaine du développement international et de suivi-évaluation de projets, mes autres axes de recherche sont : genre et agriculture, et production des agro-carburants et développement. J’ai travaillé dans plusieurs pays d’Amérique latine et aussi d’Afrique de l’Ouest. J’ai fait le suivi des projets de développement au Brésil, en Argentine, au Paraguay, en Uruguay, en Équateur, en Bolivie, au Mexique, au Salvador, en Guinée, au Mali, au Burkina Faso et au Sénégal.


KARINE DESJARDINSphoto_KD_CRCGAT

Doctorante en sciences sociales appliquées à l’Université du Québec en Outaouais.

Titre de la thèse : Territoire de la guérison : renouveau des pratiques autochtones de spiritualité. 

Directeur : Thibault Martin, Université du Québec en Outaouais.

Boursière : CRCGAT

Bref Curriculum Vitae / Publications / Site Web / desk13@uqo.ca

Karine DESJARDINS étudie la relation particulière qui existe entre le territoire et la guérison au sein des communautés autochtones du Canada. Bien que les peuples autochtones ont dû se convertir au christianisme afin de répondre aux objectifs de la colonisation, la spiritualité autochtone, sous différentes formes, autant originelle que composée, s’est tout de même vue se perpétuer à travers le temps. Considérant les limites des remèdes offerts par la modernité, les peuples autochtones puisent dans leurs savoirs traditionnels ancestraux et viennent à se guérir des traumatismes physiques et psychologiques vécus par le colonialisme et les pensionnats indiens. Ce renouveau des pratiques spirituelles autochtones s’inscrit dans leurs processus de décolonisation où leurs propres visions du monde, nourries par leurs valeurs et croyances, répondent à un besoin collectif de guérison et accentue leurs empowerment. Ainsi, la guérison autochtone est une des composantes de la spiritualité autochtone et contribue à revisiter la relation spécifique qu’ont les Autochtones avec le territoire, c’est-à-dire avec la Mère-Nature.


JAÏKA MINELJaïka
Doctorante en Sciences sociales appliquées à l’université du Québec en Outaouais

Titre : « Cercles de solidarité et gouvernance territoriale : De la chefferie traditionnelle ma’ohi à l’institution communale. Les cas des communes de Papeete et de Tubuai, de 1970 à nos jours »
Directeurs : Thibault Martin (UQO) et Bruno Saura (UPF)

Thèse réalisée en cotutelle avec l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et l’Université de la Polynésie française (UPF)

Boursière : Chaire de Recherche du Canada sur la Gouvernance autochtone du territoire

Curriculum Vitae / Publications / Site Web / jaika.minel@gmail.com

Jaïka MINEL travaille sur le passage de la chefferie traditionnelle à l’institution communale républicaine en Polynésie française. Institution territoriale et administrative, la commune se substitue tardivement aux anciennes chefferies, qu’elle ne remplace sur l’ensemble de la Polynésie qu’au début des années 1970. L’avènement de la commune participe au processus de transformation de la société ma’ohi  qui s’est opéré sur les plans politique, administratif et social. La restructuration du territoire, qui va de pair avec l’accélération du processus de colonisation, dont le symbole et l’instrument le plus exemplaire est le Centre d’Expérimentation nucléaire du Pacifique (CEP), transforma le mode de développement économique de la Polynésie française, fondé jusqu’alors sur l’exploitation traditionnelle des ressources halieutiques et sur l’agriculture vivrière. Cette modernisation économique et administrative contribua à la redéfinition des rapports sociaux au sein de la sociétéma’ohi. Malgré tout, en dépit des structures institutionnelles républicaines qui s’imposent, des institutions traditionnelles et les rapports sociaux qu’elles supportent continuent à subsister.
L’objectif de cette recherche est de se demander si les liens de solidarité et les réseaux de pouvoir produits par l’institution chefferie continuent à exister au sein de la modernité. En somme, est-ce que sous l’institution « commune » les rapports de « communalisation » au sens wébérien, continuent à structurer les rapports sociaux?  La base de la chefferie étant la famille, dans cette thèse une attention particulière sera portée aux cercles familiaux de solidarité et au rôle qu’ils jouent, si tant est qu’ils en jouent encore un, dans la gouvernance.


JESSYCA CHAMPAGNE 

Maîtrise en Sciences sociales du développement

Titre : Impacts des industries sur la relation au territoire de la communauté Driftpile First Nation : deux visions du monde en conflit
Directeur, Thibault Martin

Curriculum Vitae / Publications / Site Web / chaj81@uqo.ca

Boursière : CRCGAT et CRGNT

Jessyca CHAMPAGNE étudie les répercussions des activités des industries extractives, notamment celles reliées à l’exploitation des sables bitumineux, sur le territoire, le mode de vie et l’identité des membres des Premières Nations du Nord de l’Alberta. L’extraction des sables bitumineux puis leur traitement ont des répercussions importantes sur l’environnement. Ces impacts environnementaux (déboisement, déversement ou fuite de contaminants dans les eaux, perturbation des routes migratoires des animaux, etc.) ont contribué à limiter progressivement les activités de chasse et de rassemblement sur le territoire des familles cries de la région. À partir d’une méthodologie compréhensive (récits de vie), cette recherche décrit la diminution progressive de la fréquentation du territoire et des impacts que cela entraîne sur les rapports sociaux (partage, solidarité, rapport entre les générations) ainsi que sur la transmission de la culture des membres de la communauté de de Drifpile. Les récits collectés font à la fois état de l’effritement des pratiques qui supportent le mode de vie traditionnel, mais attestent aussi de la volonté de perpétuer le lien ancestral que les Cris entretiennent avec le territoire.


ROXANNE DUPONTRoxanne_Dupont

Maîtrise en Sciences sociales du développement

Titre: Le territoire vu par de jeunes autochtones au Québec. Une étude de cas : les courts-métrages du Wapikoni Mobile

Directeur: Thibault Martin et Valérie Yobe

Curriculum Vitae / Publications / Site Web / dupr02@uqo.ca

Boursière: CRCGAT, CRSH et Bourse pour l’engagement social du Syndicat des professeures et professeurs de l’UQO.

Roxanne DUPONT s’intéresse aux différentes représentations que se font les jeunes autochtones du territoire. Au courant du 20e siècle, au Québec ainsi que sur l’ensemble du territoire canadien, nombreux ont été les jeunes autochtones qui ont vécu une enfance loin de leurs attaches familiales et culturelles. Depuis la fermeture des pensionnats, les jeunes autochtones vivent une plus grande multiplicité d’expériences, ce qui les amène à expérimenter le territoire autrement que l’ont fait leurs ancêtres. Afin de saisir les représentations que se font les jeunes autochtones du territoire, Roxanne a visionné un total de 400 courts-métrages dans le cadre du Wapikoni Mobile. Ses recherches l’ont mené à considérer la réserve comme un espace très présent dans la vie des jeunes. Bien que cet espace puisse représenter un point de référence pour les jeunes, les courts-métrages ont surtout démontré que ceux-ci ne s’y sentent pas nécessairement chez eux. Les courts-métrages ont aussi démontré la grande préoccupation qu’entretiennent les jeunes vis-à-vis de la destruction du territoire par les industries extractives, ce qui représente pour beaucoup d’entre eux l’anéantissement de leur identité et de leur culture. Autre observation intéressante, il semble que l’art et les nouvelles technologies aient pour effet de rapprocher les Aînés et les jeunes et d’ainsi diminuer l’écart intergénérationnel qui s’est dessiné au courant des dernières décennies. Ce rapprochement a entre autres pour effet de continuer de faire vivre dans l’esprit des jeunes le territoire tel que se le représentaient leurs Aînés et leurs ancêtres.


ZOÉ DONTIGNY-CHARETTE
Maîtrise en développement territorial à l’Université du Québec en Outaouais

Titre du mémoire: Territoire, identité et rapport de genre : les réfugiés Karen de Birmanie
Directeur Thibault Martin et Dimitri Della Faille

Boursière: Chaire de Recherche du Canada sur la Gouvernance des Ressources Naturelles du Territoire; Bourse pour une étude de terrain en Thaïlande: Obtention de la bourse d’étude du Ministère de l’éducation, du loisir et du sport

Curriculum Vitae / Publications / Site Web /

Zoé DONTIGNY-CHARETTE s’intéresse aux réfugiés Karen de Birmanie installés dans des camps sur la frontière thaï-birmane et met en perspective leur expérience identitaire et leur relation au territoire avec celles des Karen de Thaïlande. Ces deux groupes considèrent appartenir à un même peuple séparés par des frontières politiques qui leur ont été imposées. Alors que le premier groupe ne peut plus pratiquer son mode de vie ancestral, le second a la capacité de perpétuer ses traditions. À la suite d’un terrain de recherche il a été constaté que la perte du territoire et l’impossibilité de pratiquer leurs activités coutumières de subsistance avaient des répercussions importantes sur les rapports de genre au sein e la communauté Karen. Les hommes ne pouvant plus jouer leur rôle traditionnel de pourvoyeur, puisque les instances des camps ou les organismes d’aides voient à subvenir aux besoins des individus, ont le sentiment d’avoir perdu leur place au sein de leur famille ainsi que de leur communauté. Il apparaît aussi que pour les Karen de Birmanie, l’appartenance au territoire et à la culture est si importante qu’ils considèrent que leur futur est indissociable de leur retour à la vie qu’ils menaient en Birmanie. Ils veulent continuer à vivre en symbiose avec la nature.


JULIEN MARCADET

Maîtrise en développement régional à l’Université du Québec en Outaouais

Directeurs: Thibault Martin et Guy Chiasson

Informations à venir.


ANNÉLIE DELESCLUSE

Maîtrise en développement territorial à l’Université du Québec en Outaouais

Directeur Thibault Martin

Curriculum Vitae / Publications / Site Web / a.delescluse@gmail.com

Informations à venir.

AssistantEs de recherche

SHAWN GOODMAN

Maîtrise en développement territorial à l’Université du Québec en Outaouais

Shawn GOODMAN a participé activement au projet de recherche sur le redéploiement de l’industrie extractive. Il a notamment participer à l’organisation logistique de l’enquête terrain en plus de mener de nombreuse entrevue de recherche. Il participe actuellement à la rédaction d’un rapport. Il participe actuellement à la rédaction d’un rapport à propos de l’impact socio-économique du redéploiement de l’industrie extractive sur les communautés Anishinabeg de l’Abitibi. Il travaille actuellement sur l’histoire du déploiement de l’aide canadienne au développement dans le sous-continent indien.

VALÉRIE LAFRANCE-MOREAU

Maîtrise en développement territorial à l’Université du Québec en Outaouais

Valérie LAFRANCE-MOREAU a participé activement au projet de recherche sur le redéploiement de l’industrie extractive. Elle a notamment participer à l’organisation logistique de l’enquête terrain en plus de mener de nombreuse entrevue de recherche. Elle participe actuellement à la rédaction d’un rapport à propos de l’impact socio-économique du redéploiement de l’industrie extractive sur les communautés Anishinabeg de l’Abitibi. Elle travail actuellement sur l’articulation des enjeux de la gouvernance multilatérale et les aspirations du peuple kosovar à la souveraineté territoriale.

LAURENT PARADIS-CHARETTE

Maîtrise en développement territorial à l’Université du Québec en Outaouais

Laurent PARADIS-CHARETTE a participé à plusieurs projet de le Chaire. Portant un intérêt marqué pour les relations avec les communautés autochtones, il travail présentement au projet portant sur le redéploiement de l’industrie extractive en Abitibi. Il participe actuellement à la rédaction d’un rapport à propos de l’impact socio-économique du redéploiement de l’industrie extractive sur les communautés Anishinabeg de l’Abitibi. Il est présentement webmestre du site de la chaire. Il travail actuellement sur le rôle des experts en développement international oeuvrant en Afrique sub-saharienne.

GÉRALDINE MARTINgeraldine

Baccalauréat en psychologie à l’Université du Québec en Outaouais

Géraldine MARTIN a été assistante de recherche pour le projet Pratiques éducatives et de protection de l’enfance : un patrimoine raconté par les Innus d’Uasaht Mak Mani-Utenam dirigée par Christiane Guay en collaboration avec Thibault Martin.

MAUDE LEVASSEUR-POIRIERMaude

Baccalauréat en travail social à l’Université du Québec en Outaouais

Maude LEVASSEUR POIRIER est finissante au baccalauréat en travail social. Elle possède une expérience d’une dizaine d’années dans le milieu communautaire et s’est engagée activement dans divers dossiers en lien avec la pauvreté et l’exclusion. Au début de ses études de 1er cycle, elle s’est rapidement intéressée aux questions de recherche de la professeure Christiane Guay quant aux réalités des familles autochtones assujetties au régime de protection de la jeunesse, notamment à la conception singulière de la famille autochtone en matière d’éducation, de protection et d’adoption coutumière. Son intérêt et ses implications lui ont valu la reconnaissance du FQRSC lorsqu’elle s’est vue attribuer la bourse d’initiation à la recherche de 1er cycle (2014). À l’automne 2015, elle compte entreprendre des études de deuxième cycle en travail social à l’Université du Québec en Outaouais et elle s’intéressera aux récits d’expérience des familles innues d’Uashat mak Mani-Utenam dans le cadre la Loi 125.